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Sophie Charlotte Chapman

 

Ce qui est écrit au stylo ne peut disparaître, comme on peut effacer en deux clics sur un document Word

 

Sophie-Charlotte Chapman accompagne les entrepreneuses créatives et est la co-auteur de Créer sa marque et son identité  aux éditions Eyrolles avec Sandrine Franchet. Elle fut dans les premières à se procurer le carnet de projets et nous raconte son expérience.

 

 

Quand tu as envie de changements ou de mettre en place de nouveaux projets, comment t’y prends-tu habituellement ?

Les idées de nouveaux projets me viennent souvent tout d’un coup sans prévenir. J’aime quand les choses vont vite alors je réalise un tour d’horizon de ce que ce nouveau projet me demanderait en termes de temps, de budget, de compétences… S’il passe cette première étape je passe à la suivante en donnant quelques coups de téléphone pour sonder l’opinion de mes « soutiens » : des personnes qui me connaissent et dont l’expertise dans le domaine concerné est importante. Ils me permettent de soulever des questions que je n’avais pas encore envisagées. Beaucoup de mes projets s’organisent à distance, je passe donc pas mal de temps sur ordinateur et à échanger emails et messages. Je prends des notes, je crée des documents que je partage via un drive/cloud. Je monte peu de projets en solo. La réflexion et la préparation peuvent être très rapides (plus elle traînera moins le projet verra le jour, dans mon cas !). Pour ne citer qu’un exemple, le challenge 31 jours #monbusiness2018 que j’ai co-organisé sur Instagram en janvier a vu le jour en 72 heures seulement et a séduit quelques centaines d’entrepreneuses créatives, un beau petit succès qui repose sur un seul document, deux visuels, un hashtag et quelques sms. 

 

 

Quand tu as acheté le carnet, quelle idée avais-tu derrière la tête ?

J’ai suivi sa préparation pendant un petit bout de temps sur Instagram, j’avais envie de le voir pour de vrai mais surtout de l’utiliser. Je le voyais comme un nouvel outil que je n’avais pas encore essayé. J’ai certes une formation en gestion de projets mais j’ai de nombreux projets en attente, en réflexion, en cours et j’avais besoin de réussir à prioriser, à évaluer, à planifier sans pour autant faire appel à une personne extérieure pour me coacher. Je souhaitais que ce carnet puisse m’accompagner tout au long de l’année quand j’en éprouve le besoin. Et ce que j’en voyais en photo m’intriguait, le côté développement personnel me parlait bien également et je réalise de plus en plus qu’épanouissement professionnel et développement personnel sont étroitement liés, chose que l’on a tendance à oublier quand on est entrepreneuse. Travailler pour soi est « forcément » satisfaisant et plaisant mais ça n’en est pas pour autant facile ! Se faire aider et s’appuyer sur des outils pensés pour nous est un vrai plus.

  

Depuis combien de temps utilises-tu le carnet de projets ? Quelle utilisation fais-tu de ton carnet, dans quel domaine et à quel rythme ?

 J’utilise le carnet depuis bientôt un an, je crois que je faisais partie de la première édition et le recevoir fût un peu comme une fête. J’ai eu du mal à le prendre en main : il était d’une trop belle qualité et j’avais peur de le gâcher en y écrivant mes idées ! J’ai pris le temps de parcourir le mode d’emploi et de me familiariser avec cet outil que je découvrais (je n’en avais encore jamais utilisé de pareil). Cela m’a forcée à sortir de ma zone de confort, d’habitude j’attrape un de mes carnets et j’écris sous forme de bullet points mes idées principales. Je prends celui qui est le plus proche, celui qui traîne et j’ouvre à n’importe quelle page blanche. Du coup mes projets sont éparpillés par écrits un peu partout, le carnet de projets, quant à lui, me permet de me recentrer et de consigner au même endroit mes projets pros. Ce sont principalement des projets entrepreneuriaux. Certains ne verront peut-être jamais le jour mais au moins je décharge mon cerveau de son surplus créatif à un moment T. Je fais appel au carnet de façon ponctuelle et complètement irrégulière, j’aime laisse passer du temps pour prendre assez de distance et me permettre de mettre en place les actions que j’avais envisagées.

 

Peux-tu nous parler d’un de tes projets, et comment tu comptes l’atteindre ? 

J’ai trois gros projets que j’aimerais mener à bien cette année. Un projet de livre en collaboration avec Sandrine (Cousette Communication : https://www.cousetteentrecopines.com) et d’autres femmes. Même s’il ne sortirait qu’en 2019, c’est en 2018 que ce livre m’occupera. La première étape est de bien « ficeler » notre concept en termes de message, de mission et de ressources. Pour le mener à bien, nous avons prévu un « sous-projet », une sorte d’introduction qui nous servira de vitrine en attendant la concrétisation du premier. La route vers l’aboutissement d’un projet n’est pas toujours rectiligne. Il faut parfois savoir prendre des petits détours, qui vous rallongent certes, mais vous permettent d’arriver au bout. Le troisième projet est la construction et le lancement d’un site internet informatif à destination de parents bilingues. J’ai proposé à une maman d’enfants bilingues, comme les miens, qui est aussi une entrepreneuse créative, de me rejoindre pour ce projet. Nous sommes toutes les deux déjà bien occupées et ce projet sera donc mené en parallèle, sans pression, sans deadline, vraiment au gré de nos disponibilités et de notre motivation, ce qui ne veut pas pour autant dire que cela est plus facile en terme d’aboutissement !

 

Dans le carnet de projets, par quelle méthode as-tu commencé ? et de manière générale est ce qu’il a des choses que tu as trouvé plus compliquées que d’autres à mettre en place ?

J’ai commencé le carnet de projet avec la Méthode 2 « Bulles d’oxygène ». C’est le titre qui m’a inspiré le plus quand j’ai reçu le carnet de projets, sûrement parce que j’en avais besoin à l’époque !  J’ai vraiment apprécié le mode d’emploi associé au carnet. Certains outils me semblaient plus difficiles à prendre en main de façon instinctive, avoir des explications fournies (sur papier aussi !) rendait la chose plus agréable, je ne me suis pas sentie perdue du coup et j’avais l’impression d’apprendre en même temps. J’ai ensuite testé la méthode 8 « 24 heures du reste de ma vie » encore une fois pour son titre optimiste.

 

Que t’apporte le fait d’écrire ? 

C’est beaucoup plus plaisant que sur un ordinateur ! Il y a quelque chose de plus engageant dans l’écriture manuscrite que l’écriture informatique. Ce qui est écrit au stylo ne peut disparaître, comme on peut effacer en deux clics sur un document Word. Je trouve aussi l’écriture sur papier beaucoup plus intime et personnelle. Il y a un côté exclusif de soi pour soi, sans exposition sur les réseaux sociaux par exemple. Le support papier permet de prendre du recul par rapport à la dépendance digitale qui s’est instaurée dans ma/nos vie(s). J’apprécie aussi de revenir à la lecture papier. C’est un matériau noble qui reprend toute sa valeur et toute sa place maintenant que les écrans ont envahi notre quotidien.

 

A qui aurais-tu envie de le faire découvrir ou de l’offrir et pourquoi ? 

Je crois que si je devais l’offrir, je l’enverrais à Sandrine avec qui je co-écris nos guides pour entrepreneuses aux éditions Eyrolles. Nous avons toujours beaucoup d’idées, nous avons d’ailleurs deux projets en communs en ce moment et nous savons qu’ils vont nous demander pas mal de temps, de réflexion, d’organisation et de patience ! Nous travaillons à distance (je suis basée près de Rouen et elle habite à Lyon) et si nous communiquons quasiment tous les jours, il y a des choses qui nous échappent, que nous pensons avoir vues ensemble et parfois par manque d’organisation ou tout simplement de temps, nous oublions ou passons à côté d’un élément important. S’appuyer toutes les deux sur le carnet de projets, même s’il reste un support personnel, serait intéressant. Nous animons la communauté des Entrepreneuses Créatives (lien : http://www.entrepreneusescreatives.com/)  et sommes toujours à la recherche d’outils performants pouvant les aider dans le développement de leur activité.

 

Quelle est la personne qui t’inspire le plus ? 

C’est une question difficile. En réalité, je suis de nombreuses personnes inspirantes sur la toile, beaucoup sont anglo-saxonnes et me dispensent une dose d’inspiration quotidienne sur mon fil d’actualité d’inspiration. Les entrepreneuses créatives françaises sont aussi une vraie source d’inspiration qui me sert de base pour mon travail d’observation. J’aime regarder et suivre leur travail et leur évolution. Si je dois cependant, n’en retenir qu’une seule, je citerai Catherine Barba pour son parcours dans le digital et le retail. J’ai déjà assisté à l’une de ses conférences qui m’a à l’époque boostée de par son dynamisme et sa positive attitude. Elle a décidé de déménager à New-York pour aller étudier de plus près ce qui se fait de bon en matière d’e-commerce et de commerce physique. J’adore son aisance orale et sa présence.

 

Ton mantra, devise ou citation préféré ? 

« Worry when it happens » je tiens cette expression de mon mari qui n’aime pas s’inquiéter à l’avance et en particulier pour des choses qui n’arriveront peut-être jamais. Quand on mène plusieurs projets en même temps, la panique et le stress (le mauvais) peuvent facilement vous gagner au point de vous les faire avorter alors qu’ils avaient du potentiel. Garder cette devise en tête permet de mettre les choses en perspective et de repousser les « dark ideas » qui nous viennent et nous parasitent. Tout récemment j’ai lu une citation qui m’a fait sourire sur Instagram « Tetris teaches us that if you try to fit in, you’ll disappear » et qui nous rappelle tant l’importance d’assumer sa différence et ses particularités : vouloir se fondre dans la masse, c’est disparaître. Je trouve cette analogie tellement parlante pour les entrepreneuses que j’accompagne mais aussi pour mes enfants à qui j’apprends que leur différence est une chance !

 

 

Où peut-on te trouver ou te suivre ?

IG : @sophiecharlottechapman

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